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L'Italie regarde vers l'avant : ITA 53-17 RUS

Le XV d’Italie a parfaitement maitrisé son match (neuf essais) pour ne laisser aucune chance à une faible équipe russe (53-17). Dans le sillage de Parisse et de son pack, les Italiens ont assumé leur statut. Place au match face aux Etats-Unis, pour ensuite défier l’Irlande pour une place en quarts.

Sergio Parisse

Jusqu’ici, l’Italie avait joué la plupart de ces matchs avec le statut d’outsider, en espérant faire bonne figure. Face à la Russie ce ma

tin, les hommes de Nick Malett était dans le fauteuil de favori. Avec l’ambition et la nécessité d’empocher au passage le bonus offensif. L’Italie n’a pas tremblé, et s’est imposée avec la manière face une très faible équipe de Russie.

Parisse, le leader

Quand une équipe possède un joueur techniquement et physiquement au dessus du lot, celui-ci est dans des conditions parfaites pour étaler son talent lorsque l’opposition est faiblarde. Sergio Parisse, capitaine du XV d’Italie, capitaine du Stade Français, et accessoirement un des meilleurs troisième- lignes du monde, s’est montré brillant sur le terrain. Toujours dans les bons coups, toujours juste dans ses passes et ses prises d’intervalle.
Dès la 6ème minute, c’est lui qui inscrivait le premier essai de la partie en étant bien intercalé dans la ligne de ¾ (7-0). Quelques minutes plus tard, il était au relais avec Paul Derbyshire, pour envoyer Giulio Toniolatti derrière la ligne (13ème, 12-0). Ce dernier pouvait inscrire un doublé après un énorme travail au centre du terrain de… Sergio Parisse, perçant la défense, raffutant deux adversaires et donnant dans le bon tempo (23ème, 24-0).
Comme à son habitude, le troisième ligne centre italien a joué juste dans tous les registres. Offensivement, avec des prises d’intervalles, des relais et des avancées au ras ; et défensivement, plaquant toujours pour faire reculer l’adversaire.

La mêlée comme fer de lance

Bien rentré dans leur match et assuré d’avoir le bonus offensif dès la 24ème, le XV d’Italie a travaillé sereinement tout le long du match. Même si Nick Malett regrettera probablement les trois essais encaissés. Beaucoup trop à ce niveau là et face à cette opposition.
Les Italiens ont fait souffrir les Russes en mêlée. Les avants bleus ont été conquérants et ultra dominateurs. La poussée italienne a mis sur le reculoir le pack russe, sur au moins dix mètres, par trois fois (1ère, 20ème, 27ème). Et logiquement, la Nazionale s’est vue accorder un essai de pénalité après trois mêlées dominatrices (27ème, 31-0). Les meilleurs lancements de jeu sont à chaque venu d’un ballon bien propre dans les pieds de Sergio Parisse.
Giulio Toniolatti et Tommaso Benvenuti ont chacun marqué un doublé, récompensant les nombreuses intentions offensives de cette jeune paire de centre. Les Italiens ont tenté de jouer juste, mettant de la vitesse sur chaque ballon. Luke McLean y est également allé de son exploit personnel, prenant à revers cinq défenseurs, ballon dans une main et course légère (48-12). La faillite des buteurs italiens aurait même pu faire gonfler le score un peu plus (quatre échec dans les transfos et une pénalité).

L’Italie peut maintenant regarder tranquillement vers le match face aux Etats-Unis, où il faudra rééditer pareille performance. Ensuite, la rencontre face à l’Irlande aura peut être des allures de 8èmes de finale. Et qui sait…

 

Thomas Perotto

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