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Les Fidji pour le spectacle

Présentation : Fidji


Entraineur : Sam Domoni

Capitaine : Deacon Manu

Nombre de participations : 5

Meilleure performance : Quart de finale (1987 et 2007)

Parcours en 2007 : Quart de finale (Afrique du Sud)

Joueurs majeurs : Seru Rabeni, Napolioni Nalaga, Gabiriele Lovobalavu

 

Que doivent espérer les Fidji ?
Il y a quatre ans, le plus beau match de la Coupe du Monde avait opposé les Fidji au Pays de Galles. Un match monstrueux d’intensité et de rebondissements. Cette année, les deux équipes se retrouveront une nouvelle fois à la lutte pour les quarts de finale. Si ce n’est qu’il y aura aussi l’Afrique du Sud dans la poule, pas imbattable d’ailleurs et les Samoa, une équipe en forme capable d’aller chercher une qualification. La poule est relevée, le spectacle n’en sera que plus beau. On connait les relances des Fidjiens et cette capacité à emballer le match à n’importe quel moment et endroit du terrain. Un ligne d'attaque composée de Lovobalavu, Rabeni, Vuli-Vuli, Nalaga et Ligairi, c'est tout de même alléchant et ambitieux. Vous avez vous aussi flairé l’équipe surprise de ce Mondial ?

 

La star : Gabiriele Lovobalavu


Arrivé en 2008 en catimini à Toulon comme joker médical, Gabiriele Lovobalavu a mis du temps avant de se faire connaitre. Il était censé ne jouer que six mois. Il entamera l’an prochain sa quatrième saison sur la Rade. A Toulon comme en équipe nationale, « Lovo » fait l’unanimité. Appuis secs, cannes de folies et coups sortis de nulle part. En tout bon garçon du Pacifique qui se respecte, ces caractéristiques sont sa marque de fabrique. Samedi 23 avril dernier, Toulon joue face à l’USAP. Gabiriele Lovobalavu récupère un ballon derrière la mêlée. Accélération, cadrage d’école face à Candelon, merci et au revoir : essai entre les perches. L’ailier catalan n’en dort toujours pas. Fulgurant, imprévisible, intelligent, Lovobalavu casse les défenses adverses au moment où on ne s’y attend plus. En Nouvelle Zélande, il sera entouré de six joueurs capables comme lui, du pire, comme du meilleur. Les Lovobalavu, Nalaga, Rabeni et autres Little et Nagusa sont des ovnis dans le monde du professionnalisme rugbystique. L’instinct du jeu, de la relance, du rugby comme on l’aime existe encore grâce à eux. Gabiriele Lovobalavu est de ceux-ci. Toulon et ses supporters ont su saluer cetet saison les performances de leur ¾ centre fidjien. Au pays du long nuage blanc, lui et ses potes ne seront probablement pas champions du monde. Mais pendant 80 minutes à chaque match, les spectateurs les regarderont bouche bée, comme des extraterrestres qui débarqueraient d’une autre planète. C’est ça le rugby. 

Thomas Perotto 

 

 

 

 

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