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Silence, on coule

Au classement de ce Top 14, Biarritz, Bayonne et Perpignan traînent la patte. Le BO est dernier et les deux autres clubs pourraient aussi être relégables dans peu de temps. Tour d'horizon. 

 

On a beau chercher, trouver des excuses, polémiquer, rien n’y fait. On ne comprend pas. On ne comprend pas pourquoi Biarritz, Perpignan et Bayonne s’enfoncent. Les moyens d’excuses liés au début de saison, aux absences des internationaux ne fonctionnent plus. Finalement, la seule raison valable réside dans le fait que ces trois clubs sont dépassés. Plus au niveau.

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Le BO touche le fond

Encore ce week-end, ces trois monuments du rugby français ont sombré. Biarritz, qu’on disait relancé et ragaillardi après sa victoire face à l’ennemi bayonnais, a perdu à la maison, face à une belle équipe de Montpellier (23-30). C’est là, que le bât blesse. En début de championnat, le BO et le MHRC était lié dans le sens où leurs cadres batifolaient du côté de la Nouvelle-Zélande. Certes. Mais depuis, ceux-ci sont revenus. A Montpellier, François Trinh-Duc, Fulgence Ouedraogo, Mamuka Gorgodze et la tribu argentine (Amorosino, Bustos Moyano…) ont permis à leur club d’enchainer les succès. Pour preuve, ces trois victoires en trois matches (Clermont, LOU, Biarritz), le tout en une semaine. Du côté de la côte basque, l’apport d’Imanol Harinordoquy, Raphaël Lakafia, Fabien Barcella, Marcelo Bosch, entre autres, ne se fait pas sentir. La victoire en trompe l’œil face à Bayonne n’a pas gommé les doutes et les carences collectives. Aujourd’hui, Biarritz est bon dernier du championnat de France. Alors que la moitié de la saison est presque passée. Les mots et la colère de Serge Blanco ne suffisent visiblement plus à réveiller les ardeurs biarrotes.

Bayonne lutte, Perpignan coule

571103-18592146-460x306.jpg                                                                                 Photo : JD Chopin

Pour le voisin basque, on ne peut pas dire que les choses soient plus glorieuses. Avec presque 40 points encaissés à Agen (38-16), l’Aviron ne s’en sort pas. Heymans, Rocokoko, Tialata et Lauaki peinent à faire émerger le club d’Alain Affelou. Bayonne est à trois points du relégable lyonnais, et à dix points du Stade Français, 6ème et potentiellement qualifié pour les phases finales. Là aussi, la crise couve.

olibeau-perpignan-lyon.jpgUn peu plus à l’Est, l’USAP n’en finit plus de couler. Les Catalans viennent d’enchainer leur septième défaite d’affilé en championnat. L’éviction de Jacques Delmas n’a pas créé l’électrochoc souhaité. Pire, on peut se rendre compte des lacunes offensives de l'équipe, qui n’a pas marqué le moindre essai face à une équipe lyonnaise courageuse, mais pas non plus extraordinaire. Paul Goze, le président de l’USAP, l’a dit. Perpignan est en pleine année de transition. Et doit chercher à se maintenir. Ni plus, ni moins. Dans cette lutte, les Perpignanais pourraient jouer des coudes avec Biarritz et Bayonne. L'inversion de toute une hiérarchie, en quelque sorte.

 

 

Photo : Maxppp

Thomas Perotto

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