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Le piège de Dublin ?

Marc Lièvremont a effectué treize changements pour affronter l’Irlande, dans ce deuxième test match en vue de la Coupe du Monde. Les titulaires de Dublin joueront aussi une part de leur place de titulaire en Nouvelle Zélande. Un piège ? Explications.


 

Deux matchs. Chacun disputé face à la même équipe : l’Irlande. Le premier, à Bordeaux, a vu une première équipe de France vaincre des Irlandais moyens mais jamais battus (19-12). Samedi, la donne ne sera pas exactement la même. C’est au tour de l’Irlande de recevoir, dans son antre bouillante de l’Aviva Stadium. L’occasion pour le staff des Bleus de faire tourner son effectif et de tester de nouvelles associations.

Tout à perdre ?

Hormis Dimitri Szarzewski et Alexis Palisson, les treize autres Bleus n’étaient pas titulaires la semaine passée. La chance leur est donnée de se montrer. Les Bonnaire, Picamoles et autres Parra auront à l’esprit la prestation de leur « concurrent » samedi dernier lors de la première victoire face à l’Irlande. Sauf que cette fois ci, le contexte est différent et les joueurs pourraient bien perdre une partie de leur place en cas de défaite. Une défaite qui dans la logique, n’aurait rien d’anormal, car le match se jouera en terre irlandaise. Contrairement au premier acte, disputé à domicile. De plus, le XV du Trèfle alignera sa grosse armada. Les hommes de Declan Kidney peuvent compter sur le retour de leur star, Brian O’Driscoll. BOD sera associé à son vieux compère Gordon d’Arcy. Une paire joueuse et surtout très expérimentée. Devant, Paul O’Connell débutera aussi la rencontre, au même titre que Jamie Heaslip. La tâche s’annonce donc beaucoup plus compliquée et rude pour le XV de France. Dans cette configuration, si défaite il y a, les Bleus présents sur le terrain pourraient se voir reprocher de ne pas avoir été à la hauteur des autres joueurs, qui eux avaient gagné. Et ainsi perdre un peu de valeur dans l’esprit du staff français. A l’inverse, une victoire à l’Aviva Stadium leur donnerait un solide bagage à faire valoir, à l’heure de coucher les quinze noms qui débuteront le premier match de la Coupe du Monde.

Rougerie, le retour


Le 7 mai dernier, Aurélien Rougerie (30 ans, 63 sélections) se fracturait la malléole à l’occasion d’un match de Top 14 contre Toulouse. Un tout petit peu plus de trois mois après, le centre clermontois a réussi le pari fou de guérir pleinement, au terme d’une course contre la montre. Rougerie sera titulaire samedi au centre, épaulé par Fabrice Estebanez (quatre capes dont deux titularisations). L’Auvergnat aura à cœur de faire étalage de son talent, pour glaner ses galons de titulaire indiscutable en Nouvelle Zélande. Fabien Barcella, qui devrait rentrer en deuxième mi temps sera aussi très observé. Le pilier biarrot n’a pas joué depuis très longtemps et il semble être en parfaite santé pour postuler à gauche de la mêlée. Lionel Nallet retrouve le brassard de capitaine en même temps que sa deuxième ligne. Il sera accompagné de Pascal Papé. Derrière, Maxime Médard aura la tâche de créer un maximum de danger dans la défense, tout comme Cédric Heymans. Le néo-bayonnais est en concurrence avec Damien Traille à l’arrière. Bref, ce deuxième test sera encore intéressant à étudier. On le répète à l’envi, mais la Coupe du Monde a bel et bien commencé. 

 

Thomas Perotto

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